Face au racisme, le Mouvement des Régies réaffirme son engagement pour l'égalité, la dignité et la solidarité !
Le Mouvement des Régies condamne avec la plus grande fermeté cet acte et exprime sa solidarité et son soutien envers les victimes, leurs proches et toutes celles et ceux qui vivent dans la peur d’être pris pour cible en raison de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion ou de leur identité.
Aucune idéologie, aucune conviction ne saurait justifier la haine et la violence.
Cet événement violent doit nous interpeller collectivement sur la banalisation du racisme et des discours de rejet dans notre société. Le racisme et les discriminations ont des conséquences durables et profondes.
Être écarté d’un emploi en raison de son origine supposée. Se voir refuser un logement. Subir des insultes, des humiliations ou des regards de suspicion. Être constamment renvoyé à une différence réelle ou supposée. Voir son quartier stigmatisé et ses habitant·es collectivement disqualifiés.
Les discriminations abîment les individus, fragilisent les parcours de vie, alimentent la précarité et détruisent la confiance dans les institutions et dans la promesse républicaine. Elles nourrissent les fractures sociales et territoriales, compromettent notre capacité à faire société et menacent notre démocratie.
Dans les quartiers populaires comme dans les territoires ruraux, les Régies agissent quotidiennement avec les habitant·es pour favoriser l’accès à l’emploi, renforcer les solidarités, développer le pouvoir d’agir et permettre à chacune et chacun d’exercer pleinement sa citoyenneté.
Nous savons, par notre expérience quotidienne, que la diversité des origines, des cultures et des parcours constitue une richesse collective, et non une menace.
Nous savons aussi que le vivre-ensemble ne se décrète pas. Il se construit par des actes, par l’accès effectif aux droits, par la participation des habitant·es aux décisions qui les concernent et par la reconnaissance de leur contribution à la société.
Lutter contre les discriminations n’est pas une action périphérique de notre Mouvement : c’est une exigence constitutive de notre projet politique et social.
Nous ne pouvons accepter que les discours racistes et xénophobes se banalisent dans le débat public, que des populations soient désignées comme des menaces ou que des territoires entiers soient réduits à des représentations stigmatisantes.
Les mots ont des conséquences. Lorsqu’ils assignent des personnes à leur origine, alimentent la peur de l’autre ou légitiment l’exclusion, ils contribuent à installer un climat dans lequel les discriminations et les violences risquent de prospérer.
Il appartient aux pouvoirs publics, aux institutions, aux acteurs économiques et à l’ensemble de la société civile de combattre résolument les discriminations, de garantir l’égalité réelle d’accès aux droits et de faire respecter la dignité de toutes et de tous.
Cela suppose de lutter contre les discriminations dans l’emploi, le logement, l’éducation et l’accès aux services publics, mais aussi de reconnaître et de combattre les inégalités territoriales qui frappent particulièrement les habitant·es des quartiers populaires.
On ne peut appeler à la cohésion sociale tout en laissant perdurer les mécanismes d’exclusion qui la fragilisent.
Le Mouvement des Régies réaffirme son opposition à toutes formes de racisme et de discrimination. Cet engagement nous oblige collectivement, dans nos pratiques, dans nos organisations et dans nos prises de position.
Il nous engage à ne jamais détourner le regard face aux propos ou aux comportements discriminatoires, à soutenir celles et ceux qui en sont victimes et à faire de nos Régies des espaces d’accueil, de respect, de dialogue et d’émancipation.
Dans une société traversée par des tensions croissantes, nous réaffirmons notre attachement indéfectible aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité.
Face à la haine, nous continuerons à faire vivre la solidarité.
Face aux discriminations, nous continuerons à défendre l’égalité.
Face aux divisions, nous continuerons à construire du commun.
Parce que la dignité humaine ne se négocie pas. Parce que l’égalité ne peut être à géométrie variable. Parce que faire société exige de reconnaître à chacune et chacun la même place et les mêmes droits.