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30 ans de la Régie des Quartiers de Rouen : une histoire de territoire et d’insertion

En 1996, la Régie de Grammont voit le jour dans un quartier marqué par d’importantes difficultés sociales et économiques. Trente ans plus tard, devenue la Régie des quartiers de Rouen, elle poursuit son développement et ses interventions sur le territoire rouennais. De l’entretien des immeubles et des espaces verts à l’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi, son histoire est celle d’une structure qui a évolué avec les besoins des habitant·es, tout en conservant une même ambition : créer de l’activité et de l’emploi sur le territoire et favoriser l’insertion sociale et professionnelle des personnes qui en sont éloignées.

À sa création, la Régie s’inscrit dans une opération de concertation destinée à accompagner la transformation du quartier de la Sablière, devenu ensuite Grammont.

« La Régie a été créée dans le quartier de la sablière, qui après prendra le nom de Grammont. C’est pour ça d’ailleurs que la Régie s’appelle la Régie de Grammont au départ. Et c’est un quartier qui est abandonné, qui a un habitat vétuste, des habitants ont une grande difficulté   sociale et le maire de Rouen souhaitait qu’il y ait beaucoup de changement sur ce quartier donc la Régie avait sa place » Françoise Siard, administratrice de la Régie

La Régie devient rapidement une actrice du quartier, la concertation permet aux habitant·es de se l’approprier et de participer à son évolution. 

« La Régie a évolué parce qu’il y avait une grande opération de concertation sur ce quartier-là, pour une restructuration urbaine au service des habitant·es et la Régie était un des éléments de cette concertation. Les habitant·es se sont vite réapproprié·es cette Régie comme un élément important et indispensable » explique Françoise Siard

Une activité économique au service de l’insertion

Au fil des années, la Régie diversifie ses activités et ses partenariats. Elle intervient aujourd’hui dans les domaines de la propreté urbaine, des espaces verts, des espaces publics, des mobilités, de l’environnement et de l’économie circulaire. La Régie porte également des valeurs écologiques, notamment par des pratiques d’entretien plus respectueuses de l’environnement et le développement d’activités liées à la transition écologique.

Ces activités permettent de répondre aux besoins du territoire tout en accompagnant des personnes éloignées de l’emploi. Pour Nathalie Boitouzet, directrice de la Régie, le développement économique doit rester lié à cette utilité sociale.

« C’est important pour la Régie de maintenir un développement économique avec des perspectives longues. Répondre à des marchés publics permet justement de se projeter sur du long terme, tout en conciliant cette utilité sociale, c’est-à-dire de recruter les personnes les plus éloignées de l’emploi. » Nathalie Boitouzet, directrice de la Régie.

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Nathalie Boitouzet, directrice de la Régie. © Jean Pierre Sageot

En 2025, les activités de la Régie ont représenté 54 000 heures de travail sur le territoire rouennais. À travers les chantiers, les formations et le suivi socioprofessionnel, les salarié·es peuvent retrouver un rythme de travail, développer leurs compétences et préparer la suite de leur parcours.

Préserver l’humain

L’acquisition du siège social en 2025 marque une nouvelle étape dans le développement de la Régie. Après près de trente ans d’existence, devenir propriétaire de ses locaux renforce l’ancrage de la Régie sur les Hauts de Rouen et lui permet de se projeter durablement sur le territoire. Pour autant, son président, Jean-Michel Clemenceau, considère que l’essentiel de son projet reste profondément humain.

« La Régie a toujours une place essentielle et importante par rapport à ses activités, par rapport à l’emploi et à l’insertion. Pour moi, essentiellement, la Régie c’est l’humain, c’est l’intérêt des autres. »

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Jean - Michel Clemenceau, président de la Régie. © Jean Pierre Sageot

Trente ans après sa création, la Régie des Quartiers de Rouen poursuit son évolution en restant fidèle à son identité : un fort ancrage territorial, des valeurs humaines, sociales et écologiques, et l’emploi comme levier d’insertion.